Avant que l’Elysée ne donne ses arbitrages sur le Pacte productif, les industriels français rivalisent de suggestions afin de convaincre Bercy de leur donner les moyens de remonter la pente.

Le précipice semblait sans fin et la chute interminable, mais l’industrie française s’est bel et bien accrochée aux branches depuis cinq ou six ans. Assez en tout cas pour mettre fin à la désindustrialisation entamée il y a près d’un demi-siècle et penser désormais aux moyens de remonter la pente.

« Nous sommes stabilisés, mais le pronostic vital est toujours engagé. Notre industrie est de plus en plus offshore, et les centres R & D vont finir par suivre les usines. Il faut agir encore pour conserver notre industrie », avertit le président de l’Alliance pour l’Industrie du Futur, Bruno Grandjean.

Pacte qui tombe à point

Pour ce faire, les industriels hexagonaux et leurs représentants misent gros sur le Pacte productif lancé en avril dernier par Emmanuel Macron, en espérant qu’il s’agira bien d’un « acte 2 » du rapport Gallois datant de 2012 . Le président de la République doit donner ses arbitrages en début d’année prochaine. D’ici-là, tout le monde fourbit ses arguments et brandit ses bonnes idées à l’heure où l’Usine extraordinaire ouvre ses portes à Marseille, pour sa deuxième édition. Le Conseil national de l’industrie, présidé par le premier ministre Edouard Philippe, se tient d’ailleurs ce jeudi à deux encablures du Vieux Port.

Les propositions des uns et des autres tournent toujours autour des mêmes thèmes récurrents : réduire les impôts de production, favoriser l’investissement et promouvoir les filons d’avenir et l’apprentissage.

Source : Les Echos