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La couleur dans la peinture industrielle

Le pouvoir de la couleur dans la peinture industrielle : bien plus qu’une finition 

 

La couleur est la première accroche visuelle d’un produit : elle précède la forme, la fonction, voire le prix. Bien plus qu’un choix esthétique, elle est un vecteur de valeur et d’émotion. Elle influence la perception globale de la qualité, participe à l’identité visuelle des objets et pèse sur l’acte d’achat.

La couleur, créatrice de valeurs

La couleur est le premier élément que l’on remarque. Une étude de l’Université de Winnipeg (Canada) a révélé que près de 90% des jugements instantanés portés sur les produits peuvent être basés sur la couleur seule. Ainsi, la couleur ne se contente pas d’embellir, elle influence la perception et suscite l’envie.

La couleur influence la perception d’un produit

Une nuance, un vernis, une finition parfaite, évoque un haut niveau de qualité qui rejaillit sur l’ensemble du produit. Un revêtement terne ou mal finit dévalorise tout le produit.

La couleur influence la perception d’une marque

Au-delà d’être fonctionnelle et esthétique, la couleur est aussi identitaire. Elle agit comme un repère immédiat : les semelles rouge des escarpins Louboutin, les coloris rétro et pastels de l’électroménager Smeg, les appareils gris métallisé d’Apple, le rouge Ferrari…

La couleur influence l’acte d’achat

La couleur peut décider du succès ou de l’échec commercial d’un produit.
Une enquête a été menée sur ce sujet en 2011 par le Sipev. Elle reste une référence, car elle demeure l’une des rares études sectorielles à avoir chiffré l’impact de la couleur sur l’acte d’achat. Elle montrait que :

  • 73% des consommateurs ont déjà choisi un produit uniquement en raison de sa couleur.
  • 86% estiment que la peinture joue un rôle clé dans la finition et donc dans leur décision.
  • 62% préfèrent une marque pour une teinte exclusive.

 

Ces résultats trouvent encore aujourd’hui des échos dans des recherches plus récentes.

  • Automobile : une étude japonaise (2022) a montré que l’intensité de la réflexion lumineuse avait une incidence sur les intentions d’achat de SUV. Le diaporama métier sur la peinture Rouge Flamme, développée par PPG pour Renault, illustre aussi combien une teinte iconique peut devenir un atout stratégique de différenciation et de fidélisation.
  • Décoration : selon AkzoNobel, plus de 50% des décisions de rénovation intérieure se prennent en premier lieu sur le choix des couleurs, avant même les matériaux ou la marque. C’est pourquoi de grandes marques comme Seigneurie, Sikkens ou Tollens publient chaque année leurs collections de tendances chromatiques, conscientes qu’une couleur tendance crée l’envie et devient un levier de vente.

 

Michel Pastoureau, historien spécialiste des couleurs, pousse la réflexion plus loin avec la publication d’une collection d’ouvrages de référence sur l’histoire sociale et culturelle des couleurs en Europe.

 

La couleur, de l’émotion à l’innovation industrielle

Créer une couleur ne se limite pas à choisir un pigment. C’est un processus scientifique où se rencontrent créativité, technologie et précision sur toute la chaîne de valeurs. De la définition d’une teinte à sa production à grande échelle, chaque étape mobilise une expertise spécifique : formulation, contrôle colorimétrique, application, tests de résistance, industrialisation, commercialisation…
Les experts couleur – coloristes, formulateurs, techniciens et commerciaux – traduisent une intention visuelle en un produit fiable, durable et conforme aux exigences techniques des clients.
Dans les peintures bâtiment, on compte aujourd’hui plus de 90 000 teintes correspondant à 6 millions de formules, tandis qu’un fabricant automobile peut créer jusqu’à 20 000 teintes par an. Une diversité qui témoigne de la richesse technologique et artistique d’un secteur où la couleur, très technique, devient matière à innovation.