Métiers de l'industrie des peintures, enduits et vernis

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La couleur au coeur du design de marque

Que ce soit dans le monde physique ou digital, les marques n’ont d’autre choix pour se démarquer que de travailler leur design global de marque. Et la couleur en est un élément essentiel.

À l’ère de l’ultra-connexion, du e-commerce ouvert à tout moment, le design est partout, tout le temps et nous touche tous. De la marque au produit, de la promotion à l’expérience client, il jalonne une relation marque/consommateur devenue permanente, dans laquelle le client est roi. Mais ne serait-il pas immature d’omettre une nouvelle composante de la relation client, aussi virtuelle soit-elle, le flux, cet incroyable déversement d’information en continu au fond de nos poches via nos smartphones préférés.

On compte tout de même 60,4 millions d’internautes en France en 2019, soit 92% des 65,36 millions d’habitants que compte le pays. Parmi eux, 33 millions vont sur les réseaux sociaux depuis leur mobile, presque la moitié. Comment marques et produits peuvent-ils éviter la noyade en surfant sur une vague d’information continue et sa pollution visuelle exponentielle ? Comment être vu, être reconnu partout, tout le temps ?

Sur les réseaux, la bataille de la visibilité est lancée. Et pour exister dans ce torrent d’images, quoi de plus efficace que de se replier sur ces fondamentaux visuels, ces grands ingrédients qui permettent au produit et à la marque d’être vus avant même d’être reconnus : la couleur évidemment. Milka, c’est mauve, Nivea, bleu, et Orangina, jaune. Rien ne peut concurrencer cette force identificatrice.

Le monde impitoyable des supermarchés

Il existe un environnement physique réel dans lequel marques et produits se trouvent concurrencés dans un flux violent d’informations visuelles le plus souvent contradictoires : le monde impitoyable où la marque supermarché et ses armées de linéaires sont le véritable champ de bataille du design pré-digital. Dans les rayons, le produit doit être vu, reconnu, aimé, préféré, pour être acheté, et pour cela, il doit se débrouiller seul.

Coca-Cola l’a bien compris en faisant muter son Coca Zero, passé du noir au rouge – en deux temps certes. Dans le premier temps, un large cercle rouge a été ajouté en arrière plan de la si iconique et remarquable typographie Coca-Cola, avant, dans un second temps, de faire disparaître le cercle rouge pour laisser place à un aplat rouge occupant tout l’espace visuel du contenant, avec pour seule exception un maigre bandeau noir «sans sucre».

Le design exprime là sa toute puissance concentrée sur l’ADN de marque. N’est-ce pas James Sommerville, vice-président du global design de la marque, qui considère la couleur rouge comme «l’autre formule secrète» de la compagnie ? Notons, pour les puristes du design, qu’il n’existe pas de référence Pantone «Rouge Coca-Cola».

Devenir «liquides»

Quelle différence avec le monde virtuel et son flux visuel en mode tsunami ? La recette est la même : se recentrer sur ses fondamentaux design pour être vu, reconnu, préféré et, magie des réseaux sociaux, être partagé voire être recommandé. Faites donc le test du #cocacola sur Instagram. Plus de 6,7 millions de publications – autrement dit de promotion opérée par les consommateurs eux-mêmes – où vous constaterez que le rouge est diablement tendance. Sur le compte Instagram officiel Cocacola, vous serez cette fois accueilli par une uniformité savante de formes et de couleur rouge, de typographie, d’univers visuel, aussi ordonnés qu’un linéaire de supermarché.

Pour exister dans les deux mondes, réels comme virtuels, la marque et son design doivent désormais devenir adaptifs, devenir «liquides» et se couler dans les dispositifs des nouveaux canaux d’informations proposés par les plateformes sociales pour se distribuer par capillarité. Pour cela, marques et produits doivent s’appuyer sur leur socle inébranlablement solide – de ce qui ne change jamais et le plus souvent né dans la «vraie» vie – pour devenir polymorphes sans jamais altérer leurs fondamentaux de reconnaissance visuelle. Etre soi-même en somme.

Source : Stratégies

En Allemagne, l’ingénierie verte a le vent en poupe

Outre-Rhin, la politique énergétique, qui se veut résolument écologique, se traduit aussi par la formation des ingénieurs, de plus en plus spécialisée en matière de protection de l’environnement.

En Allemagne, la protection de l’environnement ne se ­conçoit pas sans l’aide de la technique. Son industrie a démarré très tôt les recherches sur les procédés de réduction de la consommation d’énergie, des énergies renouvelables, de la protection thermique des bâtiments ou encore du tri des déchets.

Ce qui était une niche à la fin des années 1980 s’est transformé en un secteur de pointe pour le made in Germany. Signe des temps, Andreas Rade, le lobbyiste en chef du syndicat des constructeurs de machines et d’installations industrielles (VDMA), qui regroupe 3 200 entreprises et occupe un million de salariés, est l’ancien directeur de cabinet de Renate Künast, longtemps présidente du groupe parlementaire du parti des Verts au Bundestag.

Les neuf plus grandes universités techniques (TU) du pays ont des cursus d’ingénieur spécialisés dans l’ingénierie environnementale. Celle de Munich (TUM) et l’Université technique de Rhénanie-Westphalie (RWTH), à Aix-la-Chapelle, sont les plus réputées dans ces domaines.

« Technologies transversales »

A Aix-la-Chapelle, le cursus mêle compétences techniques et formation en sciences économiques et en droit. « Chaque développement technique devra à l’avenir être considéré sous l’aspect environnemental et son ­impact environnemental devra être analysé, précise un porte-parole de la RWTH. ­Dans le même temps, une communication compétente avec les décideurs, par exemple politiques, devient déterminante. Les sciences de l’ingénierie environnementale se distinguent des autres disciplines techniques parce qu’on ne peut pas les considérer uniquement sous l’aspect technique. »

Source

Le magazine de la FIPEC fait peau neuve pour le 20e numéro

La FIPEC vient de plessentiel n20 400xublier le 20e numéro de son magazine. Et pour son changement de dizaine, L’Essentiel fait peau neuve. De nouvelles rubriques font leur apparition, d’autres sont étoffées pour donner plus de place à l’actualité, aux experts et au partage d’expérience via des témoignages. La Une est consacrée à la lipochimie. Partie intégrante de la bioéconomie, la lipochimie apporte des solutions innovantes et représente une importante ressource de performances techniques, sanitaires et environnementales. Le dossier met en exergue le potentiel de cette composante de la chimie du végétal pour les industries adhérentes de la FIPEC. La nouvelle rubrique Compétences fait la part belle à la formation et la quête des talents. Parmi les sujets traités : la présentation du Master européen de l’ITECH, un tour d’horizon des initiatives de la Fédération auprès des écoles ou encore la présentation de la nouvelle Commission Enseignement-Formation. Pour couvrir une actualité dense, la rubrique Planète Industrie a été remaniée. Relais du dynamisme et de la mobilisation de l’écosystème industriel, cette partie propose une tribune à La Fabrique de l’Avenir qui porte un discours visionnaire qui projette de réhabiliter l’industrie auprès du grand public. Enfin, ce numéro revient sur la journée FIPEC de juin dernier, dont le thème de la table ronde était « l’innovation, moteur de la mobilisation dans l’entreprise ». Une édition marquée par la participation de plus de 200 personnes et l’intervention du Président du MEDEF, Pierre Gattaz. Lire le magazine Crédit photo : FIPEC

Génération Industrie Peinture lance sa newsletter

Pour fêter son premier anniversaire, le site Génération Industrie Peinture lance sa newsletter ! Faire découvrir l’industrie des peintures, ses débouchés et les professionnels qui y gravitent aux jeunes en quête d’orientation, tel est l’objectif de ce nouveau support ! N’hésitez pas à vous abonner ! 

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[INTERVIEW 2/2] Catherine Mourier, Directrice des Ressources Humaines chez Beckers Industrie

catherinemourier

Catherine Mourier, Directrice des Ressources Humaines chez Beckers Industrie donne quelques clés sur le recrutement dans l’industrie peinture.

Quels sont les profils les plus recherchés dans l’industrie peinture ?

Dans nos métiers de la peinture, nous recherchons une compétence incontournable, celle de la colorimétrie. Deux profils nous intéressent particulièrement : le technicien-agent de maîtrise et l’ingénieur. Nous recrutons également beaucoup de chefs de groupe (ndlr, responsables de laboratoire). Dans le domaine de la chimie ou de la peinture, ingénieurs sécurité et environnement sont des profils très recherchés. Ce sont en effet deux domaines d’activité très règlementaires qui nécessitent des compétences très pointues et beaucoup de rigueur.

Les évolutions du secteur influencent-t-elles vos critères de sélection ?

L’évolution du secteur est essentiellement conditionnée par trois facteurs cruciaux pour notre industrie et qui influencent nos critères de recrutement. Tout d’abord, la santé et l’environnement qui mobilisent nos efforts dans une logique d’éco-conception avec la volonté d’offrir des produits respectueux voire bénéfiques à notre cadre de vie. Ensuite, l’exigence de nos clients et des consommateurs en attente de produits à la fois vertueux et performants. Pour finir, le cadre réglementaire très strict et évolutif notamment en matière d’étiquetage et de traçabilité. Egalement, la digitalisation de l’industrie, même si elle n’influence pas encore nos critères de recrutement, fait évoluer tous les métiers de l’entreprise. Tous ces facteurs sont des challenges à relever par l’entreprise et toutes les personnes qui la composent. Ils exigent de nous une forte capacité d’adaptation et une évolution permanente des compétences. Cela est très stimulant et renforce notre département de recherche.

Quels sont les atouts du secteur à faire valoir auprès des candidats ?

S’il y en a un à retenir, c’est le fort potentiel de développement et d’innovation porté par les produits de peinture et qui séduit les jeunes diplômés. La recherche fait naître des produits innovants à fortes valeurs ajoutées pour l’environnement. De plus, la fabrication des produits de peinture, les contraintes techniques et règlementaires, les performances attendues conditionnent l’évolution constante de notre industrie et l’effervescence de nouveaux métiers.

L’industrie peinture est-elle propice aux évolutions de carrière ?

L’industrie peinture couvre des domaines d’activité très variés et offre une grande diversité de métiers et de missions, à tous les niveaux de l’entreprise. De plus, nous avons la chance d’avoir des usines au niveau international, ce qui offre de vraies opportunités de carrière autant en France que dans le monde. Si l’on est curieux, mobile et réceptif, beaucoup d’opportunités professionnelles et d’évolutions de carrière se présentent avec des expériences de travail très variées et du coup très formatrices.