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Le Hall 32 forme aux métiers de l’industrie

Vendredi 13 septembre, le Hall 32, centre de promotion des métiers de l’industrie de Clermont-Ferrand a été inauguré en présence de nombreux officiels, dont la ministre du Travail Muriel Pénicaud. Après douze mois de travaux, il accueille déjà ses premiers élèves.

A Clermont-Ferrand, le Hall 32  a été inauguré vendredi 13 septembre en présence de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud. Aboutissement d’un projet lancé en 2016 et impulsé par de grands acteurs économiques de la région Auvergne-Rhône-Alpes, le lieu a accueilli ses premiers étudiants début septembre, en face du stade Marcel-Michelin.

De bonnes conditions pour étudier

Sur un plateau technique de 3 000 m2, les élèves s’exercent. Caliste Mazeau, en BTS maintenance des systèmes de production, explique : « On a plein de machines. C’est assez impressionnant. Cela se rapproche vraiment de l’entreprise et ce n’est pas comme au lycée, où on a vraiment très peu de matériel. On apprend vraiment mieux, dans de meilleures conditions ». Dans l’une des 35 salles de formations, d’autres élèves qui se destinent aux métiers de l’industrie suivent un cours théorique. Ici aussi dans de très bonnes conditions. Anaïs Lammertyn, en BAC PLP, souligne « Dans toutes les classes on est un petit groupe. C’est beaucoup mieux pour apprendre. Les profs sont plus à notre écoute si on a des difficultés. On a des formateurs qui nous apprennent le métier de l’industrie. C’est beaucoup mieux que les lycées généraux ».

L’objectif est d’être concurrentiel sur les marchés

En plus des étudiants, 1800 adultes vont suivre chaque année des formations continues. Le Hall 32 a aussi pour vocation d’aider les entreprises à réaliser leurs projets et à leur transférer un savoir-faire technologique dernier cri. Gilles Glemarec, directeur du Hall 32, affirme : « L’industrie française a besoin aussi d’aller de l’avant, d’acquérir des compétences sur des nouveaux procédés de fabrication et d’assemblage, afin d’aller vers l’industrie du futur. On a besoin d’aider ces entreprises à basculer sur ces nouvelles technologies. L’objectif est d’être concurrentiel sur les marchés, et avec ces nouvelles technologies, de maintenir des activités sur le territoire ».

Montrer ce qu’est vraiment l’industrie

Autre mission du Hall 32, changer l’image de l’industrie. Selon Isabelle Sauret, présidente de l’association 2ARAMI, « Il y a beaucoup de besoins en industrie qui ne sont pas pourvus aujourd’hui. Le grand public a conservé une image assez négative. On veut montrer ce qu’est vraiment l’industrie. Il y a de l’avenir, de beaux métiers. C’est moderne, high-tech et en pleine mutation. On peut être heureux dans l’industrie et faire de superbes parcours ». Le Hall 32 accueillera aussi des conférences, des séminaires, des salons et des expositions. Un véritable temple dédié à l’industrie.

30 millions d’euros sur 5 ans apportés

Pour le financement du Hall 32, les acteurs économiques de la région se sont mobilisés : 
– Michelin apporte 13,8 millions d’euros
– la Banque des Territoires ( Groupe Caisse des Dépôts) 9,4 millions d’euros
– la Région Auvergne-Rhône-Alpes 3,2 millions d’euros
– Opcalia 1,3 million d’euros.
Ce budget est dédié à la création du lieu et au démarrage de l’activité.
La Banque de France, Limagrain, ViaMéca et le Rectorat de l’académie de Clermont-Ferrand apportent quant à eux une contribution sous forme de mise à disposition de compétences.

Source : France 3 Auvergne Rhône-Alpes

L’industrie fait une tournée des plages pour vanter ses métiers

La Grande-Motte, le Cap d’Agde, Arcachon… L’industrie française fait la tournée de plages en compagnie d’artistes comme L.E.J, Anne Silva ou Patrice. Objectif : donner envie aux jeunes de s’orienter vers ses métiers.

80.000 recrutements par an dans l’industrie

« L’objectif est de rassembler les Français autour de leur industrie, leur redonner conscience des chances que nous avons de réinventer l’industrie du futur qui sera très fortement digitalisée et verte », explique Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance. Au programme, de 17 h à 20 h : rencontres sous le chapiteau avec les entreprises de la région, des animations et des démonstrations (expérience de réalité virtuelle, vélos connectés…), des quizz musicaux, des sessions de job dating…

Car l’industrie recrute et forme. « L’industrie ce sont 270.000 entreprises qui recrutent 80.000 personnes par an », explique Fabienne Arat, country manager chez LinkedIn France,partenaire du French Fab tour. Que l’on ait un profil de créatif, de technicien ou de gestionnaire on peut trouver tous les parcours possibles dans l’industrie ». En 2019, le secteur de l’industrie prévoit une hausse de 20 % de ses recrutements par rapport à 2018, contre seulement + 11 % dans le commerce ou + 8 % dans l’agriculture.

Clou du spectacle, en début de soirée, un concert gratuit produit par l’organisateur Live Nation avec des artistes comme la chanteuse Anne Silla (de « The Voice »), le groupe LEJ ou The Penelopes. Une manière de joindre l’utile – découvrir des métiers, réfléchir à son orientation, trouver un emploi – et le festif.

Source : L’Étudiant

Calendrier

16 juillet : Nice
17 juillet : Toulon
18 juillet : La Grande Motte 
19 juillet : Le Cap d’Agde
20 juillet : Le Barcarès
23 juillet : Vieux-Boucau
25 juillet : Lacanau
27 juillet : Arcachon
29 juillet : La Rochelle
31 juillet : Pornic 
1er août : Les Sables d’Olonne.
3 août : Perros-Guirrec. 
5 août : Quimper 
6 août : Saint-Malo. 
8 août : Deauville
10 août : Dieppe
12 août : Le Touquet
14 août : Dunkerque

Industrie du futur : cette révolution à laquelle vous ne devez pas échapper

Alimentée, par exemple, par l’Internet des objets, le Big Data, la réalité augmentée ou encore l’intelligence artificielle, l’industrie du futur offre aujourd’hui un potentiel considérable aux entreprises pour améliorer leur efficacité opérationnelle et stimuler leur croissance.

En intégrant ces nouvelles technologies dans leurs processus de travail, les entreprises ont en effet la possibilité d’optimiser leur productivité : facilité de maintenance des machines, coût de la main-d’œuvre, ou encore réduction du temps de travail. Autant d’indicateurs de performance aujourd’hui considérés comme des repères de succès.

« En France, on a fait le choix de l’industrie « du futur » quand l’Allemagne parle Industrie 4.0.

Quoiqu’il en soit, le grand défi, désormais, est d’embarquer tous les entrepreneurs dans cette révolution technologique et humaine », indique Régine Castagnet, directeur adjoint de la CCI Val-d’Oise.

Pourtant, de nombreuses entreprises ne semblent pas encore prêtes pour cette vague d’innovations et ne réalisent pas, qu’en peu de temps, leur avantage concurrentiel deviendra obsolète si elles ne prennent pas le train de l’industrie du futur. « Elles n’ont malheureusement plus tellement le choix que d’évoluer avec la technologie. La question n’est pas tellement Pourquoi ?, mais plutôt Comment ? Avec qui ? et A quelle échéance ? », précise Régine Castagnet, pour qui l’adoption des technologies liées à l’industrie du futur par les entreprises françaises est une obligation pour que l’hexagone reste dans la course face à la concurrence internationale. « Nous n’avons jamais déserté ce secteur d’activité, mais il est temps de l’investir davantage. »

Alors, comment se préparer à ces mutations ?

Renseignez-vous et faites des choix

Avant tout, définissez les objectifs de votre entreprise à 1 an, 2 ans et 5 ans, et analysez les technologies qui pourraient vous permettre de les atteindre plus sereinement : l’intelligence artificielle ? La réalité augmentée ? Le Big Data ? La robotisation ? À chaque technologie sa spécialité.

« Aujourd’hui, le grand problème des entrepreneurs, c’est le temps et le recrutement. Certains refusent des commandes par manque de temps. Intégrer un robot collaboratif, afin qu’un collaborateur se concentre exclusivement sur des tâches à valeur ajoutée, peut faire partie des solutions adoptées par les entreprises », indique Régine Castagnet.

Et si la liste de solutions adaptées aux besoins de chaque entreprise est longue, de nombreux programmes d’accompagnement permettent aujourd’hui aux entrepreneurs de faire les bons choix. C’est par exemple le cas de l’opération Offreurs de solutions, initiée par l’Alliance Industrie du Futur, qui recense les offreurs de solutions pour permettre aux PME d’identifier des partenaires capables de les accompagner dans leur projet de transformation industrielle. En Ile-de-France, ils sont 134 à ce jour.

L’Usine Numérique, lancée par la CCI Paris Ile-de-France en 2017, permet de son côté aux PME d’expérimenter, d’une part des logiciels métiers liés à la conception et la fabrication, d’autre part des technologies matures, afin de déterminer si ceux-ci correspondent bien à leurs besoins, avant d’investir durablement.

Embarquez tous vos collaborateurs dans l’aventure

De nombreux entrepreneurs perçoivent l’adoption des technologies liées à l’industrie du futur comme une obligation plutôt qu’une opportunité, une tâche reléguée à un service informatique plutôt qu’une stratégie à l’échelle de l’entreprise. Malheureusement, cette approche fragmentée de l’industrie du futur peut considérablement entraver le succès des initiatives mises en place.

À l’inverse, le processus d’intégration de ces nouvelles technologies peut se révéler beaucoup plus facile lorsque les dirigeants tentent de faire avancer les initiatives à l’échelle de l’entreprise. Le changement affecte alors l’ensemble de l’organisation – opérations, ventes, marketing, ressources humaines et autres services – et chaque équipe, chaque service, s’implique.

« Les entrepreneurs sont conscients des compétences de leurs collaborateurs et ont envie de leur proposer des tâches plus valorisantes, de les faire évoluer. Il faut sensibiliser chacun aux avantages que ces nouvelles technologies peuvent leur apporter, et dès lors qu’on leur donne des pistes, ils n’ont aucune raison d’avoir peur d’intégrer ces nouveautés dans leur quotidien », explique Régine Castagnet.

Envisagez, par exemple, de créer une équipe composée de différents intervenants issus de différents départements de votre entreprise pour vous assurer que tout le monde est au courant de ce qui se passe, et que les choses vont bien de l’avant.

Établissez un budget réaliste

Enfin, soyez pragmatique avec votre budget. Si vous n’avez pas beaucoup d’argent à allouer à ces nouvelles technologies pour le moment, prévoyez de financer votre transformation par étapes et assurez-vous de vous en tenir au plan.

« Ce serait une erreur de vouloir tout transformer de A à Z, d’un coup. Si l’entreprise a les moyens  de le faire, pourquoi pas, mais le mieux est d’y aller pas à pas en priorisant la mise en place des technologies en fonction de la stratégie globale et des objectifs à court et long terme », conclut Régine Castagnet.

N’hésitez pas également à vous tourner vers des structures externes pour connaître les démarches à entreprendre pour se lancer efficacement. Depuis un mois, dans le cadre d’une initiative de la région Ile-de-France, un consortium, porté par le Cetim, déploie un programme d’accompagnement des PME vers la modernisation et l’industrie du futur. Objectif : améliorer significativement la performance industrielle globale en abordant les facteurs humains, technologiques, organisationnels et les ruptures de marché, en réalisant des diagnostics, des PoC ou encore des études de faisabilité de l’intégration d’une brique technologique ou d’une évolution organisationnelle.

Source

Industrie 4.0 : la France dans la course à la compétitivité industrielle

Avec la révolution numérique et sous l’impulsion des technologies de rupture, la frontière entre le monde physique et digital s’amenuise pour voir émerger une industrie interconnectée dans laquelle usine, clients, fournisseurs, collaborateurs, machines et produits interagissent : l’industrie 4.0. Le potentiel de cette « industrie du futur », bientôt industrie du présent, s’avère aussi puissant que ses enjeux sont nombreux. Par David Chaudat, Associé, Responsable du secteur Industrie, Services et Secteur public chez Mazars

Alors que l’année 2017 a connu plus d’ouvertures que de fermetures d’usines1 et que la production industrielle nationale est à son apogée depuis la crise financière de 2008, l’industrie française est aujourd’hui confrontée à des défis de transformation inédits, qui, s’ils ne sont pas relevés, pourraient bien fragiliser la compétitivité et l’attractivité du pays.

Les secteurs d’activité dans leur exhaustivité sont ainsi appelés à entreprendre une profonde mutation de leur modèle et de leur écosystème : production personnalisée et à la demande, redéfinition de la stratégie d’investissement, digitalisation de la chaîne de valeur et de l’outil de production, recours à l’intelligence artificielle, gestion des systèmes d’information, exploitation et sécurité des données, impact énergétique… Pour ne citer que les principaux.

Outre un réel optimisme et une confiance accrue en ce renouveau industriel, les patrons d’usines, déjà confrontés à la nécessaire évolution de leur business model, expriment unanimement le double challenge que constituent le renouvellement des compétences de leurs collaborateurs et l’importance du renfort de leurs dispositifs de cybersécurité. Certaines structures sont en effet encore particulièrement vulnérables aux cyberattaques : une entreprise de moins de 50 salariés sur trois en a déjà été victime et, plus généralement, 74% des organisations y sont exposées.

Bien entendu, les atouts et bénéfices de cette transformation imminente de l’industrie restent des plus prometteurs, entre gain de productivité, de qualité et de flexibilité, meilleure traçabilité, nouvelle capacité de personnalisation des produits, optimisation des consommations par l’efficacité énergétique, réduction des cycles de développement… Face à de telles opportunités, la France n’a d’autre choix que de prendre le virage de cette nouvelle ère industrielle si elle entend rester compétitive.

La France regagne progressivement l’intérêt des investisseurs et expatriés du monde entier

Permettre à la France d’écrire un nouveau chapitre de son histoire industrielle : c’est la finalité du vaste plan de reconquête mené depuis 2013 par le gouvernement, notamment avec la création du label French Tech en 2013, puis, fin 2017, du label French Fab à l’initiative d’Emmanuel Macron et de Bruno Le Maire. Cohérentes, ces créations de labels réaffirment la volonté profonde de l’Etat d’ériger la France au rang de pionnier de l’ère 4.0 et confirment la bonne compréhension du gouvernement des enjeux industriels contemporains.

Innover pour retrouver la croissance, devenir une référence voire un leader en matière de technologies de rupture, fédérer les acteurs de l’industrie française, redorer l’image de cette dernière et la promouvoir auprès des investisseurs, expatriés et jeunes diplômés… Voilà, dans les grandes lignes, les objectifs de l’Etat qui espère, à travers son investissement de 10 milliards d’euros dans l’innovation, mutualiser et lier les atouts d’une industrie nationale traditionnelle ultra performante au génie des startups, dont les idées et concepts toujours plus innovants permettent à la France de rayonner à l’international.

D’ailleurs, bonne nouvelle, une première vague de relocalisation a d’ores et déjà été observée à l’échelle mondiale : aux Etats-Unis, en Allemagne, mais également en France. Airbus, Zodiac et Rossignol, pour ne citer qu’eux, ont en effet pris le parti de réimplanter une partie de leur production dans l’Hexagone. Au vu du regain d’attractivité manifeste de ces trois pays à la fois pour les investisseurs, les talents et les entreprises elles-mêmes, les cas évoqués devraient faire partie des premiers exemples d’une longue série, qu’il nous tarde de découvrir.

Source : La Tribune

L’industrie du futur sera une industrie de service

A l’avenir, les industriels ne se contenteront plus d’écouler des produits. Ils vendront aussi des services. La numérisation de notre société et les progrès technologiques vont accélérer cette transition.
Les entreprises comme Amazon, Uber et Zappos ont développé une culture de service à la demande, où le service doit être instantané. Les fabricants industriels tendent eux aussi à s’orienter vers la servicisation, c’est-à-dire en vendant des performances et des résultats, et non plus uniquement des produits. Les progrès technologiques et la disponibilité des données, associés à notre appétit croissant pour les services par abonnement, favorisent cette transition.

Pour aller dans le sens de cette transformation du marché, les industriels doivent faire évoluer l’organisation de leurs services pour se concentrer sur la maximisation de la disponibilité des produits vendus, en basculant d’un modèle transactionnel consistant à réparer lorsqu’une panne survient à un modèle où les produits sont réparés de manière préventive pour éviter qu’ils ne tombent en panne.

Cette évolution du marché pousse les organisations à redéfinir la gestion de leur service après-vente, en offrant des contrats de service par abonnement, avec une attention particulière portée sur le bon fonctionnement du produit. Il est temps pour les fabricants de capitaliser sur cette période de changement, au risque sinon de perdre leurs clients. Plusieurs facteurs externes impactent ce changement auquel les organisations doivent s’adapter.

Technologies émergentes

De l’internet des objets au «machine learning» en passant par l’impression 3D, les technologies émergentes continuent d’impacter les entreprises évoluant dans des secteurs d’activité multiples et variés. À mesure que ces technologies évoluent et que de nouvelles tendances émergent, les industriels doivent s’équiper pour les exploiter à leur avantage, afin d’atteindre une plus grande efficacité – et en vue de maximiser effectivement la disponibilité de leurs produits.

> Lire aussi : Pourquoi les imprimantes 3D peinent à décoller ?

Les technologies émergentes étant les moteurs de ce que beaucoup appellent la quatrième révolution industrielle, les entreprises ayant mis en oeuvre ces technologies avec succès réussiront la transformation vers la servicisation.

Numérique et commerce en ligne

Alors que les ventes en ligne ne cessent de s’accroître, les industriels doivent anticiper la nécessité de proposer également en ligne la vente de pièces détachées. La numérisation a, dans un premier temps, été extrêmement coûteuse pour les entreprises, mais elle devient aujourd’hui rentable. De même, les technologies permettant cette évolution sont à présent moins chères à mettre en oeuvre, utiliser et optimiser.

Les fabricants recherchent ainsi de nouvelles façons et moyens alternatifs d’améliorer l’expérience client et d’augmenter leur chiffre d’affaires, afin de contrer la montée en puissance de concurrents tels qu’Amazon et Alibaba. Le numérique et le commerce en ligne sont là pour durer, et poussent les autres acteurs à adopter des solutions après-vente avancées, ainsi que des technologies de dernière génération.

Analyse prédictive et maintenance proactive

Avec une attention particulière portée sur la disponibilité des actifs comme critère de performance organisationnelle, l’intelligence artificielle et l’analyse prédictive jouent un rôle croissant dans la gestion de la chaîne logistique des services. La maintenance préventive est au coeur de ce nouveau modèle de service, et l’analyse prédictive est le seul moyen de la rendre possible.

Le passage de la propriété à l’accès implique que les ventes de nouveaux produits ne seront plus le levier principal de rentabilité, alors que la maintenance proactive représentera un facteur de croissance essentiel pour les industriels. La fluidité et l’efficience de la «supply chain» des services sont désormais vitales pour réussir, et l’analyse prédictive et la maintenance proactive sont deux solutions pour lutter contre la baisse de productivité qu’engendre l’indisponibilité des produits.

Il ne fait aucun doute que le comportement des clients évolue et, combiné aux ruptures listées plus haut, les fabricants se voient dans la nécessité de redéfinir leur modèle de services et de réinventer leur organisation après-vente. Pour réussir, ils doivent notamment pouvoir s’appuyer sur des stratégies et des technologies évolutives et être capables de s’adapter aux bouleversements qui continueront de transformer leur environnement. Assurer cette transition vers la servicisation leur permettra non seulement d’améliorer leurs revenus et leur efficacité opérationnelle, mais aussi de surpasser les attentes de leurs clients en leur offrant des services hors pair.

  Source : Les Echos