En Allemagne, l’ingénierie verte a le vent en poupe

Outre-Rhin, la politique énergétique, qui se veut résolument écologique, se traduit aussi par la formation des ingénieurs, de plus en plus spécialisée en matière de protection de l’environnement.

En Allemagne, la protection de l’environnement ne se ­conçoit pas sans l’aide de la technique. Son industrie a démarré très tôt les recherches sur les procédés de réduction de la consommation d’énergie, des énergies renouvelables, de la protection thermique des bâtiments ou encore du tri des déchets.

Ce qui était une niche à la fin des années 1980 s’est transformé en un secteur de pointe pour le made in Germany. Signe des temps, Andreas Rade, le lobbyiste en chef du syndicat des constructeurs de machines et d’installations industrielles (VDMA), qui regroupe 3 200 entreprises et occupe un million de salariés, est l’ancien directeur de cabinet de Renate Künast, longtemps présidente du groupe parlementaire du parti des Verts au Bundestag.

Les neuf plus grandes universités techniques (TU) du pays ont des cursus d’ingénieur spécialisés dans l’ingénierie environnementale. Celle de Munich (TUM) et l’Université technique de Rhénanie-Westphalie (RWTH), à Aix-la-Chapelle, sont les plus réputées dans ces domaines.

« Technologies transversales »

A Aix-la-Chapelle, le cursus mêle compétences techniques et formation en sciences économiques et en droit. « Chaque développement technique devra à l’avenir être considéré sous l’aspect environnemental et son ­impact environnemental devra être analysé, précise un porte-parole de la RWTH. ­Dans le même temps, une communication compétente avec les décideurs, par exemple politiques, devient déterminante. Les sciences de l’ingénierie environnementale se distinguent des autres disciplines techniques parce qu’on ne peut pas les considérer uniquement sous l’aspect technique. »

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