Mises en scène des métiers dans l'industrie de la peinture

Les galeries photos sont présentées sous forme de diaporamas commentés. Ils ont pour vocation d’illustrer les métiers dans la filière peinture, l’étendue des carrières envisageables et la diversité des secteurs d’activités concernés.

A travers des exemples concrets, la mise en scène des métiers donne une vision concrète, voire insoupçonnée, des débouchés dans l’industrie des peintures, enduits et vernis :

Bureau d’étude, Recherche et Développement en laboratoire, colorimétrie, IT, chaîne de production, contrôles qualité, stockage, logistique, relation client…
Des centaines de métiers passionnants qui demandent des compétences techniques et d’ingénierie, qui constituent une chaine de valeurs de haut niveau et en mouvement.

Le fabricant de peinture automobile travaille en étroite collaboration avec le constructeur.

Diaporamas commentés

Systèmes de revêtement anticorrosion :
filière high tech

  • La Filière Peinture Anticorrosion emploie 12 000 personnes qui génèrent un CA de 900 M€, soit 75 K€ par individu, et regroupe 4 activités autour de la peinture anticorrosion : fabrication, application, certification et homologation de garantie. Ses acteurs, en amont et en aval, couvrent les installations industrielles, ouvrages d’art, ponts et tunnels, installations portuaires, navires, plateformes, et installations agroalimentaires. Leur ennemi commun : la corrosion, un fléau majeur pour l’industrie et le patrimoine.
  • L’acier apporte de nombreux atouts aux Maîtres d’ouvrages. Il est résistant, léger et propice à la créativité. Mais, qu’il soit galvanisé, métallisé ou enrobé de béton, son principal défaut est d’être sujet à la corrosion. Dans le monde, 5 tonnes d’acier disparaissent chaque seconde à cause de la corrosion. Le coût direct et indirect de la corrosion est estimé à 3% du PIB mondial
  • Pour protéger les métaux, le meilleur allié est la peinture anticorrosion. Elle convient à tout type de métaux, sans en altérer la performance, s’adapte sur mesure à l’usage et aux contraintes de l’ouvrage et à la corrosivité du milieu. En France, les peintures anticorrosion permettraient ainsi de sauver environ 18 millions de kg d’acier par an à moindre coût (en moyenne 1% de la valeur des structures à protéger).
  • La peinture anticorrosion non seulement protège mais embellit les structures par ses formulations variées offrant des aspects décoratifs multiples : couleur (des centaines de milliers de nuances disponibles) mais aussi effet (métallisé, micacé, pailleté ...), niveau de brillance (brillant, satiné voire mat) et effet de surface (lisse, structuré...).
  • La peinture anticorrosion peut s’appliquer en tout lieu et sur toute géométrie. La peinture permet d’intervenir sur site contrairement à de nombreux traitements industriels réservés à l’atelier. N’étant pas dépendant de la taille d’un équipement ou d’une installation, la mise en peinture peut se faire sur des éléments de plusieurs dizaines de mètres…
  • Sous terre, dans les airs et dans l’eau, la peinture anticorrosion est de tous les défis pour protéger less ouvrages métalliques ou en béton armé, des agressions liées au climat, à l’environnement, à la pollution.
  • Processus léger et facilement transposable, l’application de peintures peut se faire en maintenance et permettre de retoucher les zones dégradées. En outre, on peut très facilement modifier ou ajouter un élément de structure, suivi d’une reconstitution tout aussi efficace de la protection anticorrosion. Superficielle et toujours visible, la protection par peinture permet de vérifier à tout moment l’état du support.
  • La peinture anticorrosion est considérée comme l’assurance-vie des ouvrages d’art. Elle protège nos patrimoines nationaux contre les avaries du temps tout en les embellissant. Du Viaduc de Millau à la verrière Eiffel du Grand Palais, « la peinture est l’élément essentiel de la conservation d’un ouvrage métallique » écrivait Gustave Eiffel en 1900.
  • Capable de s’adapter à tous les supports, de répondre à chaque besoin par un produit spécifique, la peinture conjugue de multiples propriétés. On va d’ailleurs parler de « systèmes de revêtement anticorrosion » plutôt que de peinture car il s’agit d’une combinaison étudiée de plusieurs couches de différentes peintures hautement technologiques.
  • À leurs fonctions de protection et d’embellissement des ouvrages, peuvent s’ajouter des propriétés complémentaires : anti-feu, anti-salissures, protection sanitaire, sécurité… Chaque système s’adapte à la spécificité de l’ouvrage à traiter et à son environnement, ce qui est précieux, notamment dans le secteur de l’agro-alimentaire.
  • Dans le domaine des ouvrages maritimes, installations off-shore et navires, les systèmes de revêtement anticorrosion sont incontournables. De la qualité du traitement dépendra la fréquence des phases de maintenance à programmer. Aujourd’hui, la durée attendue est de 15 ans minimum, avec des exigences accrues liées au coût de l’entretien et, dans le cas de navires ou d’éoliennes, de leur immobilisation.
  • Pour les carènes des navires, en plus d’une formulation anticorrosion, les systèmes de revêtement ont intégré des propriétés antifouling. Le « fouling », phénomène naturel formant un biofilm composé d’organismes vivants (bactéries, algues, coquillages…) sur tout objet immergé en mer, diminue les performances hydrodynamiques, accroit la consommation en carburant (jusqu’à 15%) et, de fait, les émissions de GES.
  • Concernant les ouvrages en béton armé d’acier, la dégradation des structures métalliques est plus pernicieuse. Peu visible, elle constitue pourtant un réel danger pour les usagers. La protection naturelle offerte par le béton, grâce à son pH élevé, ne dure pas. Les agents agressifs (CO2, chlorures en air marin) pénètrent le béton et atteignent le métal pour le corroder. Les problèmes de fissuration et d’épaufrures (défaut de surface lié à un choc ou des intempéries), voire d’éclatement du béton d’enrobage, finissent par survenir et fragiliser l’ouvrage. Ils peuvent générer des coûts de réparation et d’exploitation très élevés.
  • Les peintures anticorrosion s'adaptent en permanence aux évolutions liées à l'Hygiène, la Sécurité et l'Environnement (HSE). Soucieux de développement durable et de l’impact de leurs produits sur les personnes et l’environnement, les fabricants de peintures font évoluer leurs gammes pour offrir des revêtements protecteurs conformes à la réglementation
  • Qualités environnementales des peintures anticorrosion : les structures peuvent être efficacement protégées sur de longues durées (25 ans ou plus) sans utiliser de métaux lourds ; les aciers peints peuvent facilement se recycler. La plupart des revêtements étant organiques, un simple traitement thermique ou chimique permet de les éliminer du subjectile. Ce n’est pas le cas des couches métalliques de protection qui risquent de polluer durablement avec des traces d’éléments indésirables (zinc…).
  • La conception du système de protection, la préparation du support ou de la mise en œuvre des produits nécessitent l’intervention d’experts qui jouent un rôle déterminant dès le début du projet et à différents stades de la mise en œuvre. Des procédures de contrôle strictes sont indispensables qui garantissent l'efficacité de la protection et de l'esthétique dans le temps.
  • Pour faire face aux exigences techniques et à certaines conditions extrêmes d’application et d’usage (environnement hostile et agressif pour les applicateurs et les surfaces, nécessité d’une très haute durabilité des produits), l’anticorrosion est une filière hautement technologique en quête perpétuelle d’innovation et en phase de robotisation, étape majeure de son évolution.
  • La filière anticorrosion s’est développée en intégrant toutes les contraintes environnementales, économiques, normatives… et les métiers associés. Une cinquantaine de normes y sont couramment utilisées et périodiquement révisées pour s’adapter aux évolutions technologiques. S’y ajoutent plus d’une centaine de normes sur les propriétés, les méthodes d’essais, les composants des peintures, les matériaux de décapage, les matériels et installations de chantiers et leur environnement.
  • La technicité des solutions proposées, des réponses sur mesure, l’homologation impartiale des durées de garantie, le professionnalisme des intervenants dont la qualification est certifiée, caractérisent le secteur des systèmes de revêtement anticorrosion, très technique et à forte valeur ajoutée, dont l’avenir est assuré et les débouchés, nombreux : conception et fabrication (R&D, production), mise en œuvre (application) , inspection (contrôleurs)…
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© crédit photo : Fotolia, AkzoNobel, Filière Peinture Anticorrosion

La teinte Rouge Flamme :
le désir d’un constructeur

  • A l’origine de la teinte Rouge Flamme, il y a le désir d’un constructeur automobile, le désir de souffler sur les braises pour attiser le feu. Chez Renault, le désir s’écrit DeZir. Initié par le designer Laurens Van den Acker depuis 2010, le concept-car DeZir a impulsé le renouveau stratégique de la marque au losange.
  • Inspirée de Dezir, la Clio IV, révélation 2012 au Mondial de Paris, est le 1er véhicule à adopter la nouvelle identité design de Renault. La teinte Rouge Flamme en fait partie intégrante.
  • Pour souligner les lignes du renouveau stylistique, et porter les couleurs de la reconquête, les équipes du Design Renault recherchaient une teinte phare, dans l’esprit du rouge Ferrari ou Alpha Roméo. Un rouge pouvant incarner et sublimer le design de la nouvelle génération des carrosseries Renault.
  • Dans le cahier des charges pour la teinte de lancement de la Clio IV, il y a donc l’idée d’un rouge, d’un rouge plus profond, plus éclatant, brillant, nacré, métallique, d’un rouge unique, futuriste et passionné. De là, le département R&D (stylistes couleurs & matières, coloristes, ingénieurs chimistes, formulateurs…) du fabricant de peinture a conçu le Rouge Flamme.
  • En 2013, la Clio IV est la voiture la plus vendue dans l’Hexagone avec 103 172 unités, dont 25% avec l’option d’achat Rouge Flamme. Les directeurs commerciaux du fabricant de peinture et du constructeur automobile s’accordent à dire que cette teinte fait la moitié de leur travail.
  • L’innovation tient notamment à la combinaison d’une base rouge métallisée et d’un vernis coloré rouge. Dans la base rouge, les « gros aluminiums » donnent une chromatique très forte. Les recettes les plus simples sont souvent les meilleures. La peinture à effet Rouge Flamme est le résultat d’un système bicouche.
  • La propriété industrielle de la teinte Rouge Flamme appartient au constructeur. Elle est une exclusivité Renault. Le fabricant de peinture est fournisseur sur l’ensemble des sites RSA Europe. Sur les chaines de production des véhicules, une équipe dédiée du fabricant assure une assistance technique permanente.
  • Simple, standard… toutefois la mise en œuvre de la teinte Rouge Flamme nécessite une application maitrisée. Le rendu d’ensemble, profondeur et intensité, est obtenu grâce une épaisseur précise de base rouge métallisée et de vernis rouge. Mélanges et réglages de buses requièrent une minutie d’experts.
  • La technologie utilisée est développée en base hydrodiluable pour les carrosseries, et solvantée pour les plastiques et les pare-chocs. Sur les unités de production des bases et vernis, comme sur les sites de 1ère monte où est appliqué le système de peinture Rouge Flamme bi-composant, les Responsables Qualité veillent au grain !
  • Le fabricant est le fournisseur 1ère monte sur l’ensemble des sites RSA Europe et fournit les produits dédiés à la réparation carrosserie. En 2e monte, la formulation et l’application sont délicates mais des stages de formation pour les peintres carrossiers, ainsi qu’une assistance technique, sont proposés également par le fabricant.
  • Face au succès de la teinte, en plus de la Clio IV, Renault a déployé l’option Rouge Flamme sur plusieurs de ses modèles récents, dont la Captur et la nouvelle Twingo. Ayant valeur d’étendard pour la marque au losange, cette peinture à effet est en passe de devient l’emblème de sa révolution stylistique.
  • Le succès de la teinte procure une fierté collégiale à tous ceux qui ont contribué à son apparition sur le marché, de sa naissance à la commercialisation des véhicules qui l’arborent. Le constructeur automobile français ne s’y est pas trompé. Le 20 juin 2016, il a décerné à PPG un Award du Design Renault pour la qualité et l’innovation de la teinte Rouge Flamme.
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© crédit photo : Automotive Coatings, PPG Industries France

Genèse d’une couleur automobile,
partie intégrante du design

  • Les fonctions de la peinture dans le design automobile sont multiples : esthétisme, expression de tendances, vecteur de communication, personnalisation et valorisation des véhicules. Le fabricant de peinture automobile se retrouve, de fait, au cœur du processus, de la conception des modèles jusqu’au suivi des teintes auprès des utilisateurs et applicateurs.
  • Le fabricant de peinture automobile travaille en étroite collaboration avec le constructeur. Pour souligner l’identité à la marque, peinture et couleur sont intégrées dès la conception des modèles. Designer automobile, designer couleur et ingénieur chimiste associent leurs savoir-faire : lignes, teintes et matières ; contours, éclats et lumières ; arts, modes et sciences ; dessins, tendances et technologies.
  • Teinte et modèle sont indissociables. La teinte est la marque de fabrique du constructeur ; la couleur, l’emblème d’une marque. Les nuances permettent de différencier au sein d’une marque, les versions VU/VP, les versions standards des séries limitées… La couleur est un repère marketing, une ligne de communication et un vecteur de vente.
  • Le rôle du designer couleur du fabricant de peinture est de sublimer la créativité du designer auto. Il doit être au fait des innovations et tendances. Pour cela, il arpente les salons automobiles, assure une veille dans les secteurs de la mode, de la décoration, de la cosmétique… Textures, vernis teintés, pigments à effets, motifs… les tendances sont aujourd’hui multiples et infinies. Le designer du fabricant de peinture doit être à l’écoute du temps et tenter de le prédire.
  • Aujourd’hui, en Europe, 22% des voitures neuves sont vendues dans des teintes chromatiques (ni blanches, ni noires ni grises). En intégrant les nuances et les effets, plus de 300 000 teintes sont disponibles. Et de nouvelles sont inventées et produites régulièrement dans le département R&D des fabricants de peinture
  • L’ingénieur chimiste développe en permanence des technologies qui permettront de satisfaire les nouvelles demandes. Il donne de la profondeur aux couleurs de base rend également le noir plus profond, le blanc plus nacré, et joue avec les ombres et la lumière pour donner au gris des nuances infinies. Son rôle est de s’assurer de la faisabilité des teintes souhaitées par les designers. Les progrès technologiques acquis ces quinze dernières années élargissent le champ des possibles. Mais l’audace et la créativité doivent aussi tenir compte du cahier des charges du département Qualité et Environnement.
  • L’élaboration d’une teinte auto est une étape de plus en plus délicate, car il faut trouver le juste équilibre entre esthétisme, hygiène et sécurité, impact environnemental et durabilité. C’est à la charge du Responsable Qualité du fabricant de peinture de s’en assurer. Entre 20 et 30 tests sont effectués sur les peintures automobiles. Ces tests éprouvent leur durabilité, qui doit atteindre au minimum 10 ans (l’âge moyen du parc auto progresse chaque année et était de 8,8 ans en 2015), leur résistance (notamment aux graviers, aux chocs, etc.), et leur stabilité (la lumière peut influencer un changement de teinte).
  • Chez le fabricant de peinture, tous les interlocuteurs connaissent parfaitement le cahier des charges style couleurs & matières du constructeur et sa stratégie de marque. Une fois approuvée esthétiquement et validée techniquement, la teinte est mise en production. Les équipes sont vigilantes et concentrées.
  • Intervenue très en amont, la collaboration entre constructeur et fabricant de peinture ne s’arrête pas à la fabrication de la teinte. Certaines teintes à effet nécessitent une intervention des équipes du fabricant de peinture sur les chaines de production du constructeur.
  • Quand les véhicules neufs circulent, ils arrivent sur le marché de l’après-vente (aftermarket) qui concerne la vente de pièces détachées et d’accessoires, l’entretien et la réparation. La peinture est alors destinée aux carrossiers et l’utilisation en atelier (contretypage, procédés d’application) doit être prise en compte dès la fabrication, en tenant compte des spécificités de la réparation qui diffère de la construction.
  • Le fabricant de peinture est impliqué tout au long de la vie d’une teinte automobile, de la première monte (constructeur) à la réparation sur le marché de la seconde monte. Sur ce marché, le fabricant commercialise ses produits via des distributeurs, intégrés ou indépendants, qui approvisionnent les carrossiers et assurent l’assistance technique.
  • Le fabricant de peinture fournit les produits, la formulation des teintes, les outils couleur (base de teintes, balance, spectrophotomètre…), pour la plupart informatiques et digitalisés, les procédés d’application, les formations techniques. Chaque catégorie de produits et services nécessitent des compétences spécifiques qui sous entendent autant de métiers au sein de l’entreprise.
  • Auprès des peintres carrossiers, le fabricant de peinture complète la prestation du distributeur en matière de colorimétrie, de formation et de support technique. Certains fabricants proposent des services au niveau de la gestion de l’atelier pour optimiser ses performances techniques et économiques (qualité, productivité, rentabilité). Il apporte du conseil, un programme d’amélioration, des outils de suivi, des formations techniques et de management, des protocoles et bonnes pratiques pour favoriser une démarche éco-responsable. Des fabricants, une minorité, développent également leur propre réseau de carrosseries indépendantes et l’animent.
  • Le pouvoir de la peinture… La couleur est le moyen de faire parler du modèle et de révéler l’objet parmi la concurrence. Elle suscite l’attrait pour un modèle et donne envie de l’acheter. Même si, arrivé en concession, il opte le plus souvent pour des teintes plus conventionnelles. Commercialement, la teinte phare remplit son office dès lors qu’elle attire l’acheteur chez le concessionnaire.
  • La couleur est aussi un facteur d’achat. L’option couleur est la plus valorisée et valorisable de toutes les options. D’où la nécessité de renouveler les teintes, de proposer des versions tri-couche, vernis colorés, vernis texturés, des bi-tons, coupe-franche… encore plus techniques, plus belles, pour donner de la personnalité aux véhicules et monter en gamme
  • Dans l’atelier de carrosserie, la peinture est la partie visible de la réparation. Elle donne la perception de qualité et conditionne la satisfaction du client automobiliste. A la charge du fabricant d’apporter les moyens aux professionnels de réaliser une réparation invisible grâce à la performance de ses produits, de ses outils couleur et de ses procédés d’application.
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© crédit photo : BASF European Color Report For Automotive OEM Coatings

Fabrication des peintures aérosols :
chaîne de compétences

  • Avant d'offrir au regard sa couleur et ses nuances, une peinture est avant tout le résultat d’un travail collectif. De la génèse à la commercialisation, chaque peinture transite par tous les métiers de la filière peinture. Chaque peinture a une histoire, et chaque chapitre de cette histoire est écrit par des professionnels aux compétences complémentaires.
  • L’histoire d’une peinture en aérosol est liée à celle de son conditionnement. Ce dernier implique des contraintes mécaniques, mais aussi réglementaires. Le spray contient un gaz inflammable. Même si les dernières technologies permettent au produit d'évoluer, des précautions sont toujours à prendre lors de sa fabrication et tout au long de sa vie.
  • Logiciels d’analyse de colorimétrie ou de gestion de stock, photospectromètre ou microscope électronique, bureautique ou programmation des machines, les équipements sont reliés à une unité centrale ou à un serveur. Dans les métiers de la peinture comme ailleurs, ingénieurs et techniciens en informatique interviennent dans tous les services.
  • L’élaboration d’une peinture en aérosol diffère peu ou pas de celle d’une peinture en pot. Dans les laboratoires, ingénieurs chimistes, coloristes et techniciens de la formulation pratiquent les mêmes tests sur les échantillons de couleur. Chaque peinture naît d’une idée, d’un besoin, d’un désir, puis voit d’abord le jour dans un tube à essai.
  • Les procédures de préparation des mélanges sont identiques, quelle que soit la peinture. Les formulateurs et les coloristes suivent les mêmes étapes. Ils consignent sur fiches leurs observations sur l’opacité et le pouvoir couvrant des peintures. Chacun garde à l’esprit le cahier des charges défini avec le client, le commanditaire ou le consommateur sur la base d’une étude de marché.
  • Les laboratoires des fabricants de peinture s’apparentent à des laboratoires d’analyses médicales ; beaucoup moins à des ateliers d’alchimistes. Les équipements utilisés par les « laborantines » ressemblent davantage à des périphériques informatiques performants qu’à des accessoires pour alambic.
  • La viscosité d’une peinture destinée à un spray est spécifique. Les équipes du département R&D testent le produit selon un protocole précis. Propriétés et composants doivent respecter le cahier des charges, qui porte à la fois sur le contenu et le contenant...
  • La manipulation des produits nécessite certaines précautions. Les animateurs QHSE sensibilisent le personnel sur les consignes de sécurité. Chez un fabricant de peintures en aérosol, les responsables Qualité & Environnement veillent au respect des réglementations en vigueur, notamment sur la formulation, le conditionnement, l’étiquetage, le stockage et le transport.
  • La création d’une peinture en aérosol repose à 50% sur la formulation et à 50% sur le packaging. C’est une spécificité du produit. Dans les bureaux d’études, les responsables du marketing sont à l’affût des tendances et des envies. Ils travaillent en lien avec le laboratoire et la production, pour que, par exemple, la couleur du bouchon en plastique corresponde à celle de la peinture...
  • Sur la chaîne de production et d’assemblage des peintures en aérosol, les équipes de production, celles de la maintenance et de l'ingénierie, les responsables de la qualité et de la sécurité sont sur le pont. C’est la concrétisation du projet, la naissance du produit.
  • La performance d’une machine, aussi moderne soit-elle, dépend de la vigilance et de la supervision de professionnels aguerris. Des stages de formation et de mises à jour leur permettent d’enrichir leurs connaissances techniques et d’évoluer au rythme des dernières technologies.
  • Lors de la fabrication et de l’assemblage des peintures en aérosol sur la chaine de production, la surveillance se fait sur les écrans de contrôle et de visu.
  • Dernière étape sur la chaine de montage automatisée, la mise en carton. A ce stade, les produits sont conformes au cahier des charges. Les responsables des ventes et les technico-commerciaux peuvent honorer leurs commandes.
  • Les peintures sont des produits périssables ; les peintures en spray plus encore. Dans leur conditionnement, leur qualité s’altère avec le temps. Leur stockage et transport obéissent à des règles spécifiques et établies. Les professionnels de la logistique, de la gestion des stocks et des achats doivent optimiser les flux.
  • En Europe, la retouche industrielle et automobile est une marché important de la peinture en aérosol.
  • En Europe, concernant sur le marché des peintures en aérosol, le secteur de la décoration et des loisirs créatifs occupe la première place.
  • Le secteur des graffeurs fait partie des marchés spécialisés, dit de niches, mais occupe une place plus importante que le secteur du marquage professionnel.
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© crédit photo : SOPPEC