Les PME et les TPE rencontrent actuellement des difficultés de recrutement, notamment parmi les jeunes diplômés qui leur préfèrent parfois les grands groupes. Ces petites entreprises ont cependant des atouts à mettre en avant pour attirer les meilleurs candidats.

Les temps ont changé. Les jeunes salariés d’aujourd’hui changeront sûrement d’entreprise au court de leur vie professionnelle, à la différence de leurs parents ou grands-parents qui ont souvent fait carrière dans une seule et même entreprise. Cette nouvelle génération de travailleurs doit donc se montrer flexible et ouverte dans ses choix de carrière pour savoir profiter des opportunités qui vont se présenter à elle, y compris celle de débuter sa carrière dans une PME ou une TPE.

Être réaliste pour recruter efficacement

Selon l’étude de Bpifrance Le Lab « Attirer les talents dans les PME et les ETI », 83 % des PME et ETI ont des difficultés de recrutement, dont 46 % des difficultés sérieuses pouvant impacter sensiblement la progression du chiffre d’affaires.
Lorsque l’on est en charge du recrutement dans une PME ou une TPE, il est essentiel de ne pas fantasmer sur un futur salarié au profil de « mouton à 5 pattes », un salarié parfait qui répondrait à tous les besoins de l’entreprise, notamment alors qu’elle est en croissance. De fait, Bpi constate que plus une entreprise croît, plus elle rencontre des difficultés à recruter. Afin de recruter le bon candidat, il faut donc définir des exigences réalistes

Valoriser sa petite structure pour attirer les talents

Les PME et les TPE doivent mettre en avant leurs atouts. Comme son nom l’indique, une petite entreprise présente des circuits de décisions raccourcis, à taille humaine, par rapport à ce que l’on retrouve dans les grandes entreprises. « Pour les jeunes diplômés, rejoindre une PME ou une TPE peut permettre de profiter de la flexibilité et de l’ambiance souvent familiale de ce type d’entreprise », confirme Isabelle Galois-Faurie, enseignante-chercheuse et professeure affiliée à Grenoble Ecole de Management. La collaboration avec les autres salariés et même le directeur est souvent plus facile pour cette même raison. Cela peut donc offrir aux employés l’opportunité d’acquérir des responsabilités plus importantes que s’ils étaient au sein d’un grand groupe et leur permettre de développer une certaine polyvalence.
Selon Isabelle Galois-Faurie, « beaucoup de jeunes diplômés souhaitent expérimenter plein de choses différentes ». Les PME/TPE doivent donc prendre en compte les nouvelles attentes des jeunes salariés pour les intéresser et les faire adhérer aux valeurs de l’entreprise. « Ils ont un réel esprit de collaboration, une envie de travail en équipe et bon nombre d’entre eux souhaitent donner du sens à ce qu’ils font », confirme Isabelle Galois-Faurie.

Développer sa marque employeur

Pour être visibles sur le marché du travail et attirer les meilleurs profiles, les entreprises ont intérêt à développer leur marque employeur, mais ce n’est pas toujours une évidence pour les plus petites d’entre-elles. « Il faut qu’elles développent l’identité organisationnelle de l’entreprise – la définition de l’entreprise et son positionnement sur le marché notamment – afin que les potentiels candidats puissent connaître la structure et ce qu’elle propose en termes de produits et ou de services », explique l’enseignante-chercheuse. Il s’agit ensuite de communiquer sur la culture de l’entreprise. « Les petites structures peuvent se différencier et parler de leurs valeurs, affichées et opérantes, qui rassemblent les membres de l’entreprise et les font travailler ensemble », précise Isabelle Galois-Faurie. Les jeunes diplômés qui adhèrent aux valeurs de l’entreprise dans laquelle ils postulent seront encore plus motivés et précieux.

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