Métiers de l'industrie des peintures, enduits et vernis

Author Archives: Jonas

L’industrie s’engage à recruter plus d’apprentis

Le gouvernement a indiqué que les entreprises industrielles vont accroître de 40 % le nombre d’apprentis d’ici cinq ans. S’il entend développer l’apprentissage, le gouvernement n’avait, jusqu’à maintenant, jamais livré d’objectifs chiffrés. Sa communication sur ce dossier évolue, avec des engagements quantitatifs dévoilés, lundi 28 mai, lors d’une nouvelle réunion du Conseil national de l’industrie (CNI) – une instance chargée d’« éclairer » les pouvoirs publics au sujet de ce secteur. A cette occasion, Edouard Philippe devait indiquer que les entreprises industrielles ambitionnent d’accroître de 40 % d’ici cinq ans le nombre d’apprentis qu’elles emploient, soit 87 000 (contre 62 000 en 2016). Dans l’entourage du premier ministre, on considère que les conditions sont réunies pour atteindre ce but, en particulier grâce au projet de loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », dont l’examen débute mardi devant la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale.
Source : Le Monde

Responsable d’entrepôt

Supply Chain

Responsable d'entrepôt

Maillon essentiel dans la chaîne de disponibilité d’un produit, le responsable d’entrepôt en permet l’approvisionnement en assurant son stockage et sa livraison en magasin.

Missions

A mi-chemin entre la gestion et le travail physique, le responsable d’entrepôt organise, de la réception des marchandises en entrepôt à leur mise en place chez le distributeur (final ou intermédiaire), les livraisons de produits. Il veille à optimiser les capacités de stockage (surface, volume). Contrôler la qualité des marchandises à leur entrée et à leur sortie, organiser la réception des produits et planifier les commandes et réapprovisionnements des stocks sont les principales missions du responsable d’entrepôt. En contact avec ses différents fournisseurs, il leur passe commande en fonction des stocks. C’est à lui d’estimer les besoins ou non de nouveaux produits.

Par ailleurs, le responsable d’entrepôt a également pour mission de déterminer le meilleur type d’emplacement et de conditionnement pour chaque type de marchandise en tenant compte de différents facteurs : température de conservation; mode de transfert des produits; type de rayonnage pour entreposer des produits fragiles; nécessité d’un tapis roulant pour faciliter le transfert  de la marchandise, etc.

Enfin, le responsable d’entrepôt sait diriger une équipe qui peut être composée de manutentionnaires, de magasiniers, et de préparateurs de commande. Il a la responsabilité de leur formation. Un responsable d’entrepôt doit veiller au roulement et aux flux des marchandises sans rupture de stock, à l’optimisation de leur stockage.

Profil

Niveau : Bac + 2 à bac + 5 (BTS transport; DUT gestion logistique et transport; DESS, Master en transport et logistique; école de commerce ou d’ingénieurs (spécialisation en gestion).

Qualités : rigueur, sens de l’organisation, force de proposition, grande disponibilité, bon relationnel, capacité à gérer et à mobiliser ses équipes, anglais parfois exigé

Responsable marketing

Marketing

Responsable marketing

En lien permanent avec le chef de marché, le responsable marketing est en charge de définir et de mettre en application la politique marketing et commerciale de l’entreprise et assure le positionnement des produits et services.

Missions

Le responsable marketing assure la veille concurrentielle de son secteur d’activité et détecte les opportunités de développement. Afin de définir le plan marketing et garantir l’image de marque de l’entreprise, il analyse les ventes et donne les objectifs commerciaux et stratégiques aux chefs de produits : études de marchés, études comportementales et des usages des consommateurs, analyse des circuits de distribution…

En parallèle, le responsable marketing assure la communication interne et externe dans sa sphère d’activité et gère la présence de l’entreprise sur les salons commerciaux.

Profil

Niveau : Bac + 5

Qualités : bonne maîtrise du marché pour mieux anticiper les besoins et les demandes des clients, management et animations d’équipe, esprit d’analyse et de synthèse

Chef d’équipe de production

Production

Chef d'équipe de production

Le process de fabrication d’un produit repose sur les épaules du chef d’équipe de production. Il organise et met en oeuvre le/les programme(s) de production qui comprend la gestion et l’organisation des moyens humains, des matières et techniques nécessaires.

Missions

C’est à partir de l’analyse de graphiques, d’ordres de travail et de plans de charge que le chef d’équipe de production définit les paramètres et les niveaux d’exigences de production à respecter : qualité, volumes, coûts, délais, définition des tâches…

Surveillant et contrôlant la quantité et la qualité de la production, les matières ouvrées et les équipements, repérant les défauts ou erreurs, le chef d’équipe de production répartit les activités. Il supervise, seul ou avec les autres chefs d’équipe, la coordination des activités entre les différentes unités et évalue le flux et les rendements de la production en cours. Il est conseil et force de propositions pour innover et optimiser le processus : techniques à employer, nouveaux équipements, identification des compétences du personnel…

A l’écoute de son équipe, il veille au niveau de compétence du personnel, organise les formations de perfectionnement pour chacun des postes, s’assure du respect des règles d’hygiène et de sécurité.

Profil

Niveau : Bac + 5

Qualités : autonomie, sens des responsabilités, rigueur, sens de l’organisation, force de propositions, grande disponibilité, travail en équipe, maîtrise de l’outil de gestion informatique

Orienter les jeunes vers les métiers prometteurs de l’industrie : un défi urgent à relever

Insuffisamment attractive, pourvoyeuse de métiers manuels ou difficiles, abonnée aux secteurs en crise et aux plans sociaux, l’industrie souffre encore de bien des préjugés. Il faut donc réussir à donner envie. Par Olivier Faron‎, administrateur général du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam).
Au moment où l’exécutif s’apprête à présenter en conseil des ministres son projet de loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel », les métamorphoses actuelles de l’industrie sont une bonne illustration des opportunités offertes en termes d’emploi, à condition que notre système de formation soit en mesure de mettre en face les compétences ad hoc. Car, pour l’industrie, l’enjeu consiste à trouver les compétences qui lui font défaut aujourd’hui. Insuffisamment attractive, pourvoyeuse de métiers manuels ou difficiles, abonnée aux secteurs en crise et aux plans sociaux, l’industrie souffre encore de bien des préjugés. Il faut donc réussir à donner envie. C’était d’ailleurs l’un des enjeux du salon Global Industrie – grand Campusdédié à l’orientation pendant la Semaine de l’Industrie – que de contribuer à la faire mieux connaitre auprès des jeunes qui s’informent pour préparer leur insertion professionnelle.

L’industrie en pleine mue

Contrairement à des idées reçues qui ont la vie dure, l’industrie est en train de poursuivre sa mue technologique. Drones, « cobotique », tablettes connectées, impression 3D, IA sont appelés à profondément renouveler l’industrie. Usine, fabrication, organisation, travail… tout sera bientôt touché par la numérisation. L’industrie connectée de demain se familiarise déjà aujourd’hui avec l’internet industriel des objets, application industrielle des objets connectés grand public. Au CNAM, nous disposerons d’ailleurs très bientôt d’une nouvelle chaire sur la robotique et l’industrie du futur. Comme l’a précisé Bruno Le Maire en lançant la French Fab en octobre dernier : « l’avenir de l’industrie française est dans l’industrie d’innovation haut de gamme. ». Un véritable écosystème de métiers va se déployer autour de cette révolution industrielle en cours. Et ces nouveaux métiers exigeront une montée en gamme des compétences. Il faut donc s’y préparer.

Opportunités méconnues

Les jeunes aujourd’hui sont encore trop mal informés sur les opportunités offertes par les filières de l’industrie connectée. Stéréotypes et opacité en sont les grands responsables. Derrière des termes valises comme ingénieur, informaticien ou data scientist, ils n’appréhendent pas la réalité concrète et quotidienne de métiers qui demandent désormais des connaissances de plus en plus transverses et une grande adaptabilité. Jusqu’ici, nos jeunes ont été peu ou prou livrés à eux-mêmes. Aucun accompagnement réellement individualisé n’est prévu. Le Gouvernement, grâce à la Ministre Frédérique Vidal, a choisi de prendre le taureau par les cornes en rendant accessible aux jeunes et aux familles une information plus éclairée lors de l’orientation, à partir de la troisième, au niveau bac ou post-bac. Prévoir en terminale deux semaines dédiées à l’orientation est un progrès.ParcourSup, en renforçant la transparence sur les débouchés, la moyenne des salaires ou les évolutions de carrières constitue va dans le bons sens.  Qui sait que l’industrie technologique, c’est 150 métiers différents, 90% d’emplois en CDI, 1,5 millions de salariés dans l’aéronautique, l’énergie, le numérique, l’automobile, ou encore le spatial ? Et à chacun de s’étonner là encore qu’un soudeur ou un chaudronnier dans l’aéronautique gagne très bien sa vie…

Filières ostracisées et défaut d’orientation

Au Cnam, nous constatons que beaucoup de nos jeunes proviennent de filières généralement dévalorisées, voire ostracisées. Comment ne pas être saisi d’émotion en saluant le parcours d’un bachelier professionnel, titulaire d’un BTS et finalement ingénieur à 25 ans ! Nous savons aussi que ces ingénieurs vont porter par exemple le flambeau de la mécatronique ou de l’ingénierie des systèmes d’assistance des véhicules. Et qu’ils seront heureux de raconter comment ils se sont saisis d’un beau projet de développement pour leur usine ou leur centre de services. Mais on constate encore trop souvent que les professeurs sont mal informés sur les métiers du futur et les nouvelles filières tandis que les conseillers d’orientation se dispersent, accaparés par trop de missions différentes. La mobilisation des uns pour en faire des coproducteurs de l’orientation et le recentrage des autres sont des pistes à explorer pour susciter des vocations et repérer les bons profils qui manquent tant à l’industrie.

Faire changer les mentalités

Évidemment, avec la question des débouchés professionnels, l’apprentissage devient décisif, surtout dans l’industrie. Il y a clairement un problème d’image de l’apprentissage avant le bac, trop souvent dévalorisé. Post-bac, les chiffres montrent que l’apprentissage se développe de manière continue dans l’enseignement supérieur, notamment dans la mécanique, les technologies industrielles, de l’électricité et de l’électronique, mais principalement sur le niveau ingénieur alors que des besoins demeurent sur le segment « -3/+3 » avec un dialogue qui reste à construire entre le secondaire professionnel et l’enseignement supérieur. La « Révolution copernicienne » annoncée par Muriel Pénicaud sur l’apprentissage prend dès lors tout son sens, surtout si elle contribue à faire changer les mentalités.
Source : La Tribune